Manuscrit

Nom de code : XLPM rf8°

Note de Urdr (plume de l’analyse) – Ce que vous allez lire est le résultat de mois d’enquête ; les références sont les plus précises possibles pour que toute personne lisant cette analyse aie toutes les clefs en main pour se faire son propre avis. Si certaines choses (rares) relèvent d’une extrapolation de notre part, nous les avons fait suivre d’une étoile.

Les chiffres

Le Manuscrit XLPM rf8° est divisé en III (3) grandes parties, VI (6) sous-parties et IX (9) sous-sous parties. C’est une subdivision tout à fait classique qui suit un schéma bien connu reprenant un entrelacement sacré appelé le valknut qui est composé de trois triangles.

Il est en fait traditionnel de signaler ces parties par des chiffres romains – influence latine notée par Tacite lui-même, dans un texte qui a circulé sous le manteau au Moyen-Âge car longtemps considéré comme mystique – cela permet de mieux visualiser le parallèle entre la construction iconographique et stylistique : les chiffres romains sont des traits ou bien des bâtons de divination avec lesquels on peut dessiner des triangles. III forment le premier triangle ; avec VI on forme le deuxième ; IX signale l’entrelacement nécessaire des trois.

Si le valknut n’est pas un symbole magique à proprement parler, il y a cette présence diffuse dans l’ensemble du Manuscrit qui influence la manière de lire et de penser ce qui y est raconté. Les éléments annexes deviennent centraux, un peu comme si les éléments présentés suivaient un schéma de pensée triangulaire : côté 1 puis côté 2, puis croisement entre le côté 3 et le côté 1 du triangle 2 puis côté 2 du triangle 2 puis croisement avec le côté 1 du triangle 3 puis côté 2 du triangle 3 et enfin côté 3 du triangle 3 qui croise le côté 3 du triangle 1.

L’effet de concentration, comme plusieurs maelström qui se rencontrent font ressortir plusieurs points de focalisation sur lesquels nous avons essayé de travailler, notamment en manipulant le Manuscrit suivant cette logique : trois fois la tête tourne, trois fois elle trouve. Chaque nœud est probablement de la plus haute importance, nous nous retrouvons donc avec les pages correspondant aux strophes 31, puis c’est la strophe 6 et côte à côte la 20 et la 19 se rencontrent.

Les lettres

Avant même de s’intéresser au superbe texte qui est présenté dans ce manuscrit – enfin ce que nous en comprenons car nous avons discuté, dans notre équipe, des questions de traduction et certains éléments capitaux sont encore sujet à caution – on peut déjà remarquer certaines particularités.

On observe une récurrence étonnante sur de nombreuses feuilles de quelques signes, identifiés tout d’abord comme des lettres, puis plus précisément, après analyse approfondie, comme des runes – alors que l’ensemble est majoritairement un manuscrit en vieux norrois. A ce stade de l’analyse nous avançons deux hypothèses : soit il s’agit d’une écriture postérieure à l’édition du Manuscrit, qui reprendrait pourtant les codes runiques plus anciens ; soit il s’agit de notes présentes avant même que les pages soient utilisées comme support du texte du Manuscrit final.

Nous avons proposé à des laboratoires d’analyser des extraits de toutes les encres utilisées – sans leur mentionner de quel manuscrit cela provenait, mais aucune réponse n’a été reçue, malgré nos rappels. Cela signifie que nous restons pour le moment avec nos deux grandes hypothèses.

Hypothèse 1 : Nous avons affaire à un texte qui a circulé et sur lequel des personnes ont trouvé bon de travailler : Simple abréviation personnelle par un scribe pour s’y retrouver dans sa lecture ? Runes de protection par rapport au contenu du texte ? Malédiction ou prédiction contenue dans le texte ?

Hypothèse 2 : Il s’agit d’un palimpseste, dans ce cas quelle est l’origine de ces marques runiques ? Une simple marque de fabrication ? Était-ce un présage ? Une marque liée à un événement passé ? Une clef qui signale que quelque chose d’autre?

L’analyse formelle de ces runes nous indiquent qu’il s’agirait peut être d’une hybridation de futhark et d’un autre alphabet que l’on ne connaît pas. Il y a une obsession pour les cercles, les ronds qui se retrouvent à des endroits étranges de la page et ne semblent pas apparemment corrélé aux autres entrées. Néanmoins une forme sortent du lot. La translittération supposerait qu’il s’agit d’une ligature entre un R et peut être un K, mais il faut souligner qu’il est très improbable que l’on retrouve cette forme de R ainsi associée.

Une image serait peut-être à lire au-delà des deux runes : Un dieu ? Un homme ? Un arbre ? Une corne ?

Les influences

Il semblerait que ce Manuscrit soit passé de main en main à différentes époques, il est donc très difficile de le dater, mais il y a une thématique qui revient systématiquement – démontrant sa grande influence. Nous vous présentons une liste avec les œuvres, inventions et événements que nous avons sélectionnées pour leur pertinence.

Nous ne sommes pas en mesure de vous donner un aperçu du Manuscrit, mais voici quelques images d’autres œuvres, nécessairement liées – les correspondances sont trop nombreuses pour les lister.

Oeuvres d’Adolf Wölfi

https://www.youtube.com/watch?v=atZ5rWhU–Y

Digital Shaman Project de Etsuko Ichihara

http://www.alvin-portal.org/ (1669) : des ronds !
Handrit.is // Edda : des traits !
Handrit.is // des plans !

3 commentaires

  1. Il me semble important de noter que pendant la rédaction de cette analyse – et uniquement lorsque j’écrivais ce document – mon wifi s’est déconnecté 31 fois (alors que j’ai une connexion stable en temps normal), l’ordinateur a demandé à redémarrer de manière inopinée 6 fois (alors que les mises à jour étaient bien faites), la batterie se vidait en 20 minutes (alors que d’habitude elle tient plus de 2h) et j’ai du effectuer 19 fois une sauvegarde sur mon disque dur manuellement (alors que j’ai un outil qui les fait automatiquement). – Urdr

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