FREYA FOR FUTURE

Passé du temps dans les rues avec l’armée de Greta Thunberg.

Elles*Ils savent tou*tes.

Voici quelques slogans repérés pendant la manif, avant que les sbires de Hell et Loki attaquent :

A bas Voici et Glamour = Voici que Garmr aboie ! (Voluspa 45.)

Trop bête pour guérir ! = La bête va bondir (Voluspa 45.)

Les slogans ci-dessous se passent d’interprétation :

Les vegans ont-ils tout compris ?

Exégèse de pancarte – où va-t-on ?

« Des gouttes de poison tombent par les lucarnes »

Dégoûtés du poisson-thon tué par les carnes-istes

On a trouvé un slogan dans une manifestation vegan

En reconstruisant le sens et le son on trouve :

Dé / goute / de/du / poisson/zon / tontué/tonbué / par les/lu carnes /-istes

« Des gouttes de poison tombent par les lucarnes« 

« Souvent jappement de chien présage vol des pieux »

Savants sont les chiens, prévoit tes adieux.

Ecoute les chiens japper ! (Edda d’Atli)

Il paraît évident que nous avons là la même prédiction que précédemment.

Les signes

Des photos envoyées par nos chers lecteurs. Continuez à nous faire parvenir vos signes même s’ils datent un peu… Biz Vernandi

Même en Finlande?
Naturel, Humain, Dieu?
Apparition soudaine sur mon écran. (Disparition quelques minutes plus tard)
Déjà en 2016 !
L’alignement ne se voit qu’à l’heure où le soleil est au bon endroit.
Toujours les mêmes lieux, les mêmes motifs.

Joyeux anniversaire

Aujourd’hui, cela fera 3 ans qu’Urdr, Skuld et moi avons découvert le codex XLPM rf8°.

Les lecteurs les plus fidèles savent que toutes les trois nous aimons nous disputer sur ce blog (et en dehors) sur la signification du contenu de ce manuscrit ci particulier. Si Urdr et Skuld ont déjà publié des articles sur ce sujet , je ne vous ai jamais expliqué pourquoi il m’avait convaincu si profondément de l’arrivée prochaine de Ragnarök. La raison pour laquelle j’ai tant tardé à vous en parler, chers lecteurs, c’est que je n’osais pas y penser de peur que le simple fait d’y penser me replonge dans cette nuit de cauchemars.

Nous étions en plein été ; la chaleur étouffante de la journée ne semblait pas vouloir baisser avec l’arrivée de la nuit. N’arrivant pas à trouver le sommeil, je me suis rendue au bureau afin de travailler sur l’analyse du manuscrit.

J’avais beau l’avoir parcouru déjà des dizaines de fois, je ne pouvais m’empêcher de le relire encore et encore. Son contenu mystérieux et mystique avait un effet hypnotisant qui allait peut-être m’aider à dormir.

A première vue, le texte semblait n’avoir aucun sens. Des phrases, des chiffres, des sigles.

Pour me sentir moins seule, j’ai eu l’idée de lire le texte à haute voix .

A chaque phrase prononcée, des visions inspirées du texte s’insinuaient dans mon esprit.

A la lecture de la première phrase, j’ai ressenti sur ma peau le souffle d’un vent glacial envahir la pièce. En un instant, je n’étais plus dans mon bureau mais dans une vaste plaine enneigée entourée de montagnes. Dans ce désert de givre, le temps était comme arrêté sur un hiver sans fin.

Lorsque j’ai repris mes esprits, j’ai d’abord cru avoir rêvé. La fatigue et mon envie d’un peu de fraîcheur avaient dû me jouer des tours. J’ai donc poursuivi la lecture du texte à voix haute…

J’avais à peine commencé à lire quelques mots quand je l’ai entendu. Un son. Un son que je n’avais jamais entendu auparavant. Un son qui venait du fond des temps pour briser le silence de la nuit.

Peur. Oui, chers lecteurs, j’avais peur. Peur de continuer à lire. Peur de devenir folle. Peur d’arrêter de lire. Peur de connaître les mystères de ce manuscrit. Peur de ne jamais savoir.

J’avais peur… J’ai lu.

A partir du milieu du texte, une odeur de chair putréfiée a envahi l’espace. Je me suis vue à nouveau dans cette immense plaine transformée cette fois-ci en charnier. Ne sachant d’où je venais ni où j’allais, j’ai marché longtemps sans but au milieu des cadavres. Au détour d’un chemin, dans le reflet d’une flaque d’eau, je me suis vue.

Je n’étais plus qu’une tête flottant au-dessus du vide…

Urdr et Skuld m’ont retrouvée le lendemain matin étendue sur le canapé du bureau, le codex à la main.

J’avais enfin réussi à m’endormir.

MESSAGE DE SERVICE

Datation du vélin, épigraphie, scan, IRM, des livres, des livres, des livres.

Nous ne savons pas encore.

Nous attendons.

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Manuscrit

Nom de code : XLPM rf8°

Note de Urdr (plume de l’analyse) – Ce que vous allez lire est le résultat de mois d’enquête ; les références sont les plus précises possibles pour que toute personne lisant cette analyse aie toutes les clefs en main pour se faire son propre avis. Si certaines choses (rares) relèvent d’une extrapolation de notre part, nous les avons fait suivre d’une étoile.

Les chiffres

Le Manuscrit XLPM rf8° est divisé en III (3) grandes parties, VI (6) sous-parties et IX (9) sous-sous parties. C’est une subdivision tout à fait classique qui suit un schéma bien connu reprenant un entrelacement sacré appelé le valknut qui est composé de trois triangles.

Il est en fait traditionnel de signaler ces parties par des chiffres romains – influence latine notée par Tacite lui-même, dans un texte qui a circulé sous le manteau au Moyen-Âge car longtemps considéré comme mystique – cela permet de mieux visualiser le parallèle entre la construction iconographique et stylistique : les chiffres romains sont des traits ou bien des bâtons de divination avec lesquels on peut dessiner des triangles. III forment le premier triangle ; avec VI on forme le deuxième ; IX signale l’entrelacement nécessaire des trois.

Si le valknut n’est pas un symbole magique à proprement parler, il y a cette présence diffuse dans l’ensemble du Manuscrit qui influence la manière de lire et de penser ce qui y est raconté. Les éléments annexes deviennent centraux, un peu comme si les éléments présentés suivaient un schéma de pensée triangulaire : côté 1 puis côté 2, puis croisement entre le côté 3 et le côté 1 du triangle 2 puis côté 2 du triangle 2 puis croisement avec le côté 1 du triangle 3 puis côté 2 du triangle 3 et enfin côté 3 du triangle 3 qui croise le côté 3 du triangle 1.

L’effet de concentration, comme plusieurs maelström qui se rencontrent font ressortir plusieurs points de focalisation sur lesquels nous avons essayé de travailler, notamment en manipulant le Manuscrit suivant cette logique : trois fois la tête tourne, trois fois elle trouve. Chaque nœud est probablement de la plus haute importance, nous nous retrouvons donc avec les pages correspondant aux strophes 31, puis c’est la strophe 6 et côte à côte la 20 et la 19 se rencontrent.

Les lettres

Avant même de s’intéresser au superbe texte qui est présenté dans ce manuscrit – enfin ce que nous en comprenons car nous avons discuté, dans notre équipe, des questions de traduction et certains éléments capitaux sont encore sujet à caution – on peut déjà remarquer certaines particularités.

On observe une récurrence étonnante sur de nombreuses feuilles de quelques signes, identifiés tout d’abord comme des lettres, puis plus précisément, après analyse approfondie, comme des runes – alors que l’ensemble est majoritairement un manuscrit en vieux norrois. A ce stade de l’analyse nous avançons deux hypothèses : soit il s’agit d’une écriture postérieure à l’édition du Manuscrit, qui reprendrait pourtant les codes runiques plus anciens ; soit il s’agit de notes présentes avant même que les pages soient utilisées comme support du texte du Manuscrit final.

Nous avons proposé à des laboratoires d’analyser des extraits de toutes les encres utilisées – sans leur mentionner de quel manuscrit cela provenait, mais aucune réponse n’a été reçue, malgré nos rappels. Cela signifie que nous restons pour le moment avec nos deux grandes hypothèses.

Hypothèse 1 : Nous avons affaire à un texte qui a circulé et sur lequel des personnes ont trouvé bon de travailler : Simple abréviation personnelle par un scribe pour s’y retrouver dans sa lecture ? Runes de protection par rapport au contenu du texte ? Malédiction ou prédiction contenue dans le texte ?

Hypothèse 2 : Il s’agit d’un palimpseste, dans ce cas quelle est l’origine de ces marques runiques ? Une simple marque de fabrication ? Était-ce un présage ? Une marque liée à un événement passé ? Une clef qui signale que quelque chose d’autre?

L’analyse formelle de ces runes nous indiquent qu’il s’agirait peut être d’une hybridation de futhark et d’un autre alphabet que l’on ne connaît pas. Il y a une obsession pour les cercles, les ronds qui se retrouvent à des endroits étranges de la page et ne semblent pas apparemment corrélé aux autres entrées. Néanmoins une forme sortent du lot. La translittération supposerait qu’il s’agit d’une ligature entre un R et peut être un K, mais il faut souligner qu’il est très improbable que l’on retrouve cette forme de R ainsi associée.

Une image serait peut-être à lire au-delà des deux runes : Un dieu ? Un homme ? Un arbre ? Une corne ?

Les influences

Il semblerait que ce Manuscrit soit passé de main en main à différentes époques, il est donc très difficile de le dater, mais il y a une thématique qui revient systématiquement – démontrant sa grande influence. Nous vous présentons une liste avec les œuvres, inventions et événements que nous avons sélectionnées pour leur pertinence.

Nous ne sommes pas en mesure de vous donner un aperçu du Manuscrit, mais voici quelques images d’autres œuvres, nécessairement liées – les correspondances sont trop nombreuses pour les lister.

Oeuvres d’Adolf Wölfi

https://www.youtube.com/watch?v=atZ5rWhU–Y

Digital Shaman Project de Etsuko Ichihara

http://www.alvin-portal.org/ (1669) : des ronds !
Handrit.is // Edda : des traits !
Handrit.is // des plans !

MESSAGE DE SERVICE

Désolées de l’absence.

Nous sommes toujours ici. 

Ce qui se trouvait sous la trappe, à Knipaellii, a tout changé.

Nous ne sommes pas en mesure d’en parler.

Pas avant d’avoir compris.

Ceci n’est plus un blog d’Urbex.

Nous ne savons pas ce que ce sera.

Voici que Garmr aboie de rage Devant Gnipahellir 

La chaîne va se rompre,

La bête va bondir. 

Je sais maints sortilèges, 

Plus loin en avant je vois 

L’amère destinée

Des dieux de la victoire. 

Si vous comprenez, continuez à nous suivre.

Urdr ° Verdandi ° Skuld

PS : Pour celles et ceux qui choisiraient la pilule bleue, nous effaçons toutes les traces. Commentaires, topics… Tabula Rasa.

Knipaellii 7

Du fer, de la moisissure, du béton.

Difficile de donner une impression générale du Monument.

Hell bicolore, échouée penchée, façon Derelict. Massive.

Vaisseau brut au toit convexe.

Enclume herculéenne, ployée sous le coup d’un marteau colossal.

Verdandi nous fait remarquer qu’il fait frais, qu’il n’y a plus aucun moustique. Sa voix, contre la paroi, sonne plus vénérable, plus creuse, comme issue d’une caverne.

Urdr lèche une verrue de moisi et déclare qu’il y en a trop peu, qu’il devrait y en avoir plus. Je pense que Kärsher pourrait être le nom d’un des personnages de la saga des Niebelungen.

Peut-être qu’il crèche près de Knipaellii ?

On ne peut pas entrer par là.

On n’est pas les seules à avoir essayé d’entrer, mais on est clairement les moins brutasses.

Verdandi veut entrer par la bouche d’égouts mais Urdr lui raconte un truc sur le tétanos et ça la dissuade.

À l’arrière, dans le sol, sous un très grand frêne, une petite trappe en bois, qui jure avec le brutalisme soviétique du Monument.

À notre grande surprise, la poignée se laisse poliment actionner.

Vous n’allez pas croire ce qu’on a trouvé en dessous.

Je suis trop naze pour en parler maintenant.

Je me reconnecte demain.

Knipaellii 6

On y est.

6 jours à marcher le long d’un grillage de merde et on y est.

Le. Monument. Est. Incroyable.

Verdandi s’est mise pieds nus, comme une groupie de U.F.O seventies dans le désert du Nevada. J’ai cru qu’elle saignait des pieds, mais elle a juste écrasé blinde de fraises des bois. Urdr a dit « Le Palais de Justice de Bruxelles occupe une surface au sol de 26 000 mètres carrés. Il pourrait contenir la basilique de Rome. Ce truc peut contenir le Palais de Justice de Bruxelles. »

Je vous jure, les louttes, on se croirait à Burning Man, version Frozen.

Allez, on va explorer tout ça. 

Je vous poste des photos dès que. 

Que Freya bénisse la 4G finlandaise !

Knipaellii 5

Ça grogne dans les bois. 

Avant de parler du Monument, Svetlana et moi, on faisait de la linguistique comparée de restau U. Slave, scandinave. Elle m’a dit que l’ours se disait genre « Metsviète » en russe, ce qui signifie : « amateur de miel » pour éviter d’avoir à prononcer son véritable nom. Même racine que « bear » et « björn ». Une sorte de Bèèèèère maléfique. Que c’était un dieu. Qu’on se condamnait à simplement le nommer. De là on a dérivé vers le rade le plus proche et les périphrases homériques.

Je vous assure que je l’entends.

Ce ‘soir’, dernier bivouac dans le jour ras de la nuit nordique. Si on ne trouve pas le Monument demain, on plie bagage. 

Verdandi a des ampoules.

Knipaellii 4

Je l’ai de nouveau entendu. Les filles pas. 

Un cri guttural et râpeux, qui résonne. J’ai tout juste eu le temps de déclencher le Tascam. Mais bizarrement, au lieu d’un grognement, ça donné ce truc :

On longe le grillage. Herbe piétinée. Piste scabreuse. Effluves de sapin pire que dans la salle de bains de ma grand-mère.

Je n’ai jamais entendu d’ours de ma vie.

Si ça tombe, c’en est un.

Il y en aurait 1553 en Finlande, d’après K. 

Message personnel : K., si tu lis ceci, raconte-nous un peu ce qui se passe en Sibérie ! T’as complètement disparu du forum !

Urdr commence à compter ses pas, c’est crispant.

Moi je tapote ma boussole comme si elle s’était bloquée façon film d’horreur.

Le mot de la fin, je le laisse à Verdandi : « C’est bon, détends-toi, on n’est pas dans The Thing ».